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Si je t’oublie, ô Jérusalem

De la ville de Jérusalem en tant que Capitale Eternelle d’Israël

« Catholiques Pour Israël » prend note et se réjouit de la décision du Président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y transférer l’Ambassade Américaine.

Jérusalem, Capitale d'IsraëlLes liens entre le peuple Juif et la Cité de Jérusalem ont environ 3000 ans. Ils remontent au Roi David qui conquit la ville et en fit la capitale du Royaume Israélite aux alentours de 1000 ans avant JC (1 Sa 5). Tout au long de la Bible, Jérusalem – ou Sion – est désignée non seulement comme la Cité de David où le Seigneur établit son roi (Ps 2,6), mais aussi comme « La Cité du Grand Roi » (Ps 48,1-2 où Dieu demeure et y règne parmi Son peuple sur toutes les nations (Ps 9 ;11 ; 76,1-2 ; 99,1-2 ; 135,21).

Pendant l’exil des Juifs à Babylone, ceux-ci choyèrent précieusement le souvenir de Sion dans leur pressante attente d’un retour dans leur patrie (Ps 137,1), confiants que Dieu tiendrait la promesse formulée par les prophètes qui annonçaient une restauration à venir d’Israël (Ez 36-37). Fidèle à ses promesses, Dieu fit à terme advenir des gouvernants séculiers comme Cyrus de Perse qui incita les Juifs à revenir à Jérusalem et à reconstruire le Temple (Ezra 1,1-4).

Même après le retour d’exil, de nouvelles prophéties annonçaient par avance le jour où Dieu reviendrait demeurer à Jérusalem parmi son peuple à nouveau rassemblé… « Voici que je sauve mon peuple, en les ramenant tous du pays de l’orient et du pays de l’occident. Je les ferai venir pour qu’ils demeurent dans Jérusalem. Ils seront mon peuple, et moi, je serai leur Dieu, dans la fidélité et la justice. (Za, 8,3-8)

Jésus a aimé Jérusalem. Il a pleuré sur cette ville, souffrant de savoir qu’elle allait être détruite par les Romains (Luc, 19,37-44). Il la voyait déjà « foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli » (Lc 21,24) impliquant par là même qu’un jour serait accomplie la souveraineté juive sur la Cité Sainte.

La sainteté de Jérusalem aux yeux des juifs est incontestable. Son nom apparait plus de 900 fois dans la Bible – et pas une seule fois dans le Coran. Pendant leurs longues années d’exil, les Juifs ont toujours eu ce désir lancinant du retour. Et pourtant, il subsista toujours un petit contingent de juifs à vivre à Jérusalem pendant toutes les périodes de l’histoire. De fait, puisque Dieu est Celui qui a choisi lui-même d’établir sa demeure en Sion, il n’est pas exagéré de dire que Dieu lui-même est Sioniste !

La vision biblique du Sionisme n’implique évidemment pas un nationalisme étroit et exclusif. Bien qu’ayant confié Jérusalem à la descendance de Jacob, Il institue cette ville comme destinée à devenir source universelle de bénédictions et de grâces pour toutes les nations (Is 2,1-5).

A la fondation d’Israël comme état moderne, il fut logiquement déclaré que Jérusalem serait sa « Capitale pour toute éternité ». Depuis la réunification de la ville en 1967, tous ses habitants ont profité de la liberté religieuse sous le contrôle israélien souverain. Tout pays a le droit de choisir sa propre capitale et Israël n’a pas à en être privé. En reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, le Président Trump n’a fait qu’entériner un fait évident par lui-même.

Malheureusement, un certain nombre de nations ont fait le choix du déni de cette réalité et ont préférer se joindre à un concert de désapprobation – un peu à la manière de ces rois arrogants qui tentèrent mais en vain de s’opposer aux plans et aux desseins de Dieu dans la Bible (Ps2).

Le prophète Zacharie prédit bien que, malgré qu’elle serait appelée « bénédiction pour tous », Sion serait aussi cause de controverse et de conflits parmi les nations qui s’opposeraient aux plans de Dieu : Jérusalem sera « une coupe de vertige pour tous les peuples d’alentour » et « une pierre impossible à soulever » au point que « celui qui voudra la soulever se blessera grièvement » et « contre elle se coaliseront toutes les nations de la terre » Za 12,2-3.

Mais les nations qui s’opposent aux desseins de Dieu sur Jérusalem s’exposent à un désastre. Zacharie prophétise en assurant que le Seigneur donnera la victoire aux tentes de Juda et à la maison de David, et que leurs ennemis se retrouveront face à un sort terrible : « Ce jour-là, le Seigneur protégera les habitants de Jérusalem ; le plus chancelant d’entre eux, ce jour-là, sera comme David, et la maison de David sera comme Dieu, comme l’ange du Seigneur qui se tient devant eux. Il arrivera, en ce jour-là, que je m’appliquerai à détruire toutes les nations qui viendront contre Jérusalem. » (Za 12 8-9)

Nous appelons tous les hommes de bonne volonté à reconnaître Jérusalem comme la capitale éternelle d’Israël. Nous invitons les voisins d’Israël, Arabes, Musulmans à renoncer à leur attitude suicidaire de haine contre l’Etat Juif et à reconnaître qu’une Jérusalem juive peut être une bénédiction, y compris pour eux.

Nous appelons aussi les responsables des églises de Terre Sainte et du Proche Orient à rejeter toute forme de Marcionisme qui risquerait de dissocier la foi Chrétienne de ses racines hébraïques et juives. Nous les invitons à rejeter toute politisation de la foi Chrétienne qui a si souvent affaibli la mission de l’Eglise au Proche-Orient. Nous les invitons, avec tous les autres Chrétiens, à adhérer à une vision biblique du Sionisme qui ratifie en vérité et se réjouit de ce que Jérusalem soit la capitale éternelle d’Israël et du peuple Juif, et à prier pour que Sion ne tarde pas à accomplir sa mission divine à être source de bénédictions pour le monde entier.

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